Discussion sur HUMEUR DU 08-02-08 – PAR FRED

 

Citer

HUMEUR DU 08-02-08 – PAR FRED

 
Cela fait trois fois que je relis ce petit bout de phrases… "certains ne m’écrivent plus d’humeurs".
 
J’y reviens et, chaque fois, je sens ma petite voix intérieure qui aurait bien envie d’avoir un petit corps à elle, avec un petit pied, taille 42, dont elle me botterait les fesses, afin de me pousser à écrire.
Donc, ce matin, tôt, je me décide. J’ai plein de bonnes raisons de le faire: envie de faire sourire ma belle amie, envie de me sentir encore capable, envie qu’on admire ma prose, … envie que cette petite voix puisse rester en paix dans les limbes, immatérielle et, qui sait, jouer au papillon pour aller caresser la surface de vos jours.
J’ouvre une petite parenthèse pour vous conseiller une expérience qui m’a sincèrement plu, une soirée poésie sur Second Life, chaque mercredi de 21 à 23 heures. Chacun amène ses écrits, rimés ou non, ou un texte qu’il a envie de partager. Selon l’envie (le courage), il le lit à l’assemblée – peu nombreuse, rassurez-vous – ou le donne à lire aux animateurs, Eve et Bonach.
 
C’est convivial, frais, et ça encourage les talents méconnus.
J’en reviens à mon désir de vous apporter un sourire, vous mes amis virtuels, vous les inconnus de passage.
 
J’ai, comme beaucoup d’habitants de Second Life, beaucoup de mal à faire comprendre autour de moi ce que peut être un ami virtuel.
 
Comment est il possible de donner de l’attention ou de la tendresse à quelqu’un qu’on a jamais vu, dont on ne sait que ce qu’il a bien voulu nous livrer, et est ce même la vérité qu’il nous a donné.
Sommes nous des précurseurs ? A la réflexion, je ne crois pas.
Simplement, nous utilisons les outils de notre temps pour abolir les distances.
 
Notre nouveau voisin voit se lever le soleil quand le notre se couche… quel jolie pensée que ce passage de relais, le soleil ne se couchera plus jamais, plus jamais de ténèbres, tout ça à cause d’un ami… virtuel.
Le monde sera amour et partage ou bien ne sera pas. Nous survivrons, certes, mais sans plaisir, juste préoccupés de nous même. Ceux qui le
veulent donnent, ceux qui le peuvent reçoivent.
 
Je serais sans doute plus utile dans une rue à réconforter des sans abris… je n’en ai pas le courage… pardon.
Je me fais plaisir aussi auprès de J…, l’autralienne, L…, l’américaine, E…, l’espagnole, M…, la suissesse, et toutes les autres, plus proches, européennes, françaises… Le monde est ma maison, le monde est ma raison, et, à l’instar de mes proches, vous êtes les fleurs de mon jardin.
Le soleil brille, le moment s’approche où la nature va proclamer qu’une branche nue sous le givre prépare l’explosion d’une vie nouvelle…
J’adore ces poussées de soleil qui chatouillent mon envie de vivre, de respirer les fleurs de mon jardin, et de regarder voleter ce papillon,
fragile, tellement beau parce qu’il est fragile.