Un poème de Clementia : Memento moris

Memento moris
(Memento, quia pulvis es et in pulverum revertis)

Personne n’avait rien entendu ce matin
Car la Camarde hypocrite était très discrète
Le long des murs elle s’est faufilée sans bruit
Pour attraper de ses doigts crochus et avides
La pauvre âme fatiguée et désespérée
Et nul n’a remarqué l’Ankou qui arrivait
Dans une ombre complice il se dissimulait
Et sa charrette a rapidement emporté
Dans un cercueil de bois le corps inerte et froid
La triste enveloppe devenue inutile
Pourtant voila que tant de badauds étonnés
Au logis du défunt se sont vite attroupés
Car la rumeur avait couru de l’un à l’autre
Chacun voulait savoir ce qui s’était passé
Une fascination les paralysait tous
Songeaient-ils que bientôt arriverait leur tour
Devenaient-ils conscients du prix de chaque instant
Et dans le champ là-bas à côté du tombeau
Etait-ce un prochain glas qu’attendaient les corbeaux
Tandis qu’à l’horizon disparaissait la Mort

© Clementia
15 septembre 2006 – 20 septembre 2006
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