Un poème de Clementia : L’été caniculaire

L’été caniculaire
   
Les rouges petites griottes
Qu’on rapine et puis qu’on grignote
La chaleur qui étend sa chape
De moiteur et de touffeur
Et c’est déjà la canicule
Dans les champs blonds les blés murs craquent
Sous la caresse de Phébus
Le torrent clair est asséché
Et ma grande soif de fraîcheur
Conduit mes pas sous les feuillages
Des nuées de taquins moustiques
M’assaillent alors et me piquent
Il fait si chaud que la nature
Se cache en langoureux murmures
Je n’ai plus envie de bouger
Du cagnard je vais m’abriter
Sous l’ombre amie de la chênaie
Savourant l’instant de détente
Avec un livre des vieux sages
Mon âme retrouve la paix
Que j’avais longtemps oubliée
Puis c’est allongée que je reste
Cachée par le complice ombrage
Pour faire une agréable sieste
 
20 juin – 11 septembre 2006
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