Un poème de Clementia : Le prédateur

Le prédateur
 
 
Quand tu étais une petite enfant
Il t’évaluait déjà d’un regard gourmand
Se promettant de te séduire
Quand son temps serait venu
Alors que tu n’étais encore qu’innocence
Il savait déjà
Qu’un jour il t’attirerait dans ses rets
Et t’envoûterait
Par ses beaux yeux, ses belles paroles
Ou par des moyens détournés, un exotique narguilé
Ou tout simplement une fiole dans un verre
Ainsi te plonger dans une douce inconscience
Te faire esclave de son système tordu
Passant près de toi il saisissait
Chaque occasion de te frôler
Et toi ne comprenais pas
Qu’il valait mieux te dérober
A ses subtiles manœuvres d’approche
De plus en plus il rôdait
Autour de toi, toujours plus près
Puis ses mains ont commencé
Sur tes formes à s’aventurer
Tu ne savais plus comment échapper
A ce jeu pervers, tu te gênais
Tu avais envie de le frapper
Mais tu voulais éviter l’esclandre
Il te suivait discrètement
Et toujours en évitant
De se compromettre directement
Calculateur dans son cerveau dément
Il s’arrangeait à chaque fois
Où il se collait à tes pas
Pour qu’on ne le remarque pas
Qu’on ne voie pas ses yeux sur toi
Mais comment t’échapper
Avant qu’il ne soit trop tard
Il fallait vite réagir
Car il était pire que la mort 
 
8  septembre – 20 septembre 2006
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