Putain de temps…

Putain de temps

 
Paroles: Michel Sardou, Didier Barbelivien. Musique: Jean-Pierre Bourtayre
On retrouve une lettre
Abîmée par le temps,
Le souvenir d’un être
Aimé à dix-sept ans,
On revoit un visage,
On écoute une voix
Qui ressemble au passage
A l’image d’autrefois,
On en fait des histoires
Pour une photo jaunie,
Le ciel de ma mémoire
A des reflets bleu-nuit.

Putain de temps
Qui fait des enfants aux enfants,
Des tours d’ivoire aux éléphants,
Putain de temps.
Tout doucement,
On va sur ses noces de diamant.
Le champagne coule au nouvel an,
Putain de temps.

On cherche dans un livre
Les mots que l’on attend,
De n’avoir pas su vivre
La vie au bon moment.
On rencontre au hasard
Un témoin du passé
Et s’ouvrent les armoires
Des sentiments blessés.
On refait malgré soi
Le chemin à l’envers
En se disant tout bas
Que c’était mieux hier.

Putain de temps
Qui fait des enfants aux enfants,
Des tours d’ivoire aux éléphants,
Putain de temps.
Tout doucement,
On va sur ses noces de diamant,
Le champagne coule au nouvel an,
Putain de temps.

Depuis le temps
Qu’on va de l’eau à l’Océan,
Sans fin et sans commencement,
Putain de temps.
Finalement,
Le ciel nous gardera vivant.
On se reverra forcément,
Mais quand…

Putain de temps.
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Parce que c’était lui, parce que c’était moi…

Parce que c’était lui,

parce que c’était moi

 

Paroles: Jean-Loup Dabadie. Musique: Michel Sardou

 

Mais qu’est-c’que je pouvais bien faire
D’un ami qui n’aime pas la nuit,
Qui t’nait ni la bière, ni la mer,
Qui app’lait la musiqu’ du bruit ?

Il était doux de caractère,
Il aimait les plages sous la pluie.
C’était tout à fait mon contraire.
On était pourtant deux amis.

Parc’que c’était moi,
Parc’que c’était lui…

Mais qu’est-c’que lui pouvait bien faire
De mes idées, de mes colères ?
Nous n’avions que des différences.
On n’avait même pas la mêm’ France

Mais on était d’la même enfance.
Dans la rue, j’prenais sa défense.
C’est pas sa mère qui m’a séduit.
Je crois qu’elle n’a jamais souri.

Parc’que c’était moi,
Parc’que c’était lui…

Il y a une femme sur cette terre.
Ses yeux sont couleur de la mer.
Elle est belle jusqu’au bout des doigts.
Je la déteste. Elle sait pourquoi.

Parc’que c’était lui,
Parc’que c’était moi.

Je lui ai donné mes chemises
Quand il perdait les siennes au jeu,
Je lui ai donné mon église
Quand il avait perdu son Dieu.

Je l’attendais comme un frère
Quand il partait comme on s’enfuit
Pour aller faire je n’sais quelles guerres,
Je ne l’attends plus aujourd’hui…

Parc’que c’était moi,
Parc’que c’était lui.

Quand il rentrait, il avait froid,
Toujours la mêm’ blessure au cœur.
Il ne reviendra pas cett’fois,
Et je connais bien son vainqueur.

Il était doux de caractère.
Il aimait les plages sous la pluie.
C’était tout à fait mon contraire.
On était pourtant deux amis.

Parc’que c’était moi,
Parc’que c’était lui.

Il y a une femme sur cette terre.
Ses yeux sont couleur de la mer.
Elle est belle jusqu’au bout des doigts.
Je la déteste, elle sait pourquoi.

Parc’que c’était lui,
Parc’que c’était moi.

De Guenièvre à Lancelot

De Guenièvre à Lancelot

Il m’est interdit de t’aimer avec mon corps
En raison d’un serment et de deux anneaux d’or
Mais je veux te dire que mon âme est à toi
Et dans une autre vie on se retrouvera
Partout, toujours, je sens ta protection sur moi
Et moi je pense à toi, je prie aussi pour toi
Dans tous mes rêves fous nous cheminons ensemble
Dans l’ardeur des combats c’est pour toi que je tremble
Toi mon preux chevalier, toi l’ami de mon roi
Je porte ma passion pour toi comme une croix
Je ne dois pas montrer ce que tu es pour moi
Et ne point révéler ce feu qui brûle en moi

Clementia

Partir…

Partir…

 

Partir sans bruit

Sans cris et sans éclats

Sans larmes, sans fracas

Tout doucement laisser

La porte se fermer

La chandelle s’éteindre

Et se faire oublier

Avoir tout préparé

Pour ne pas leur manquer

 

Quand la page est tournée

Et la vie terminée

Simplement s’en aller

Vers la sérénité

Clementia

11 juin 2005