Alors la Paix viendra

Alors la PAIX viendra
Si tu crois qu’un sourire est plus fort qu’une arme,
Si tu crois à la puissance d’une main offerte,
Si tu crois que ce qui rassemble les hommes est plus important que ce qui divise,
Si tu crois qu’être différent est une richesse et non pas un danger,
Si tu sais regarder l’autre avec un brin d’amour,
Si tu préfères l’espérance au soupçon,
Si tu estimes que c’est à toi de faire le premier pas, plutôt qu’à l’autre,

Si le regard d’un enfant parvient encore à désarmer ton coeur,
Si tu peux te réjouir de la joie de ton voisin,
Si l’injustice qui frappe les autres te révolte autant que celle que tu subis,
Si pour toi l’étranger est un frère qui t’est proposé,
Si tu sais donner gratuitement un peu de ton temps par amour,
Si tu acceptes qu’un autre te rende service,

Si tu partages ton pain et que tu saches y joindre un morceau de ton coeur,
Si tu crois qu’un pardon va plus loin qu’une vengeance,
Si tu sais chanter le bonheur des autres et danser leur allégresse,
Si tu peux écouter le malheureux qui te fait perdre ton temps et lui garder ton sourire,
Si tu sais accepter la critique et en faire ton profit, sans la renvoyer et te justifier,

Si tu sais accueillir et adopter un avis différent du tien,
Si pour toi l’autre est d’abord un frère,
Si la colère est pour toi une faiblesse, non une preuve de force,
Si tu préfères être lésé que faire tort à quelqu’un,
Si tu refuses qu’après toi ce soit le déluge,
Si tu te ranges du côté du pauvre et de l’opprimé sans te prendre pour un héros,

Si tu crois que l’Amour est la seule force de dissuasion,
Si tu crois que la Paix est possible,

………..Alors la PAIX viendra.

Auteur : Pierre Guilbert

A un frère aimé

A UN FRERE AIME

Tu as l’âge qu’aurait eu mon frère,
Si la vie avait voulu le donner
Comme compagnon à mon enfance…
Entre nous, point n’est besoin de mots,
Tu sais mes soucis, je sais tes passions.
Nous suivons des chemins identiques,
Et rencontrons les mêmes épreuves.
Ton expérience me sert de conseil,
Mon expérience pour toi c’est pareil.
Comme un rêve fou, tu m’es interdit,
Et un amour ne nous est pas permis.
Mais pourtant comme au temps des chevaliers,
Si je suis la dame de tes pensées
Tu peux toujours avoir un réconfort :
Par une pensée, une parole,
Tu surmonteras tous les orages,
Les ouragans assaillant nos âmes…
Tu es, pour moi, plus qu’un très cher ami :
Mon frère, sur le chemin de nos vies.

La poétesse et le troubadour

LA POETESSE ET LE TROUBADOUR

Une poétesse bien triste s’ennuyait
Tout en haut d’une tour de béton et d’acier
De sa fenêtre elle ne voyait qu’un ciel gris
Et ses yeux verts étaient toujours voilés de pluie
Elle écrivait de mélancoliques rimes
Du fond de ses nuits de tristesse et d’abîmes…

Tout autour de sa tour dans les champs désolés
Des nuées de corbeaux noirs et tristes volaient
Pourtant la poétesse si triste espérait
Qu’un jour pour elle le ciel s’ensoleillerait
S’éclairerait de la présence d’un ami
Qui à tout jamais chasserait les jours de pluie

Ailleurs un troubadour incompris soupirait
Dans une ville sombre au ciel gris de fumée
Autour de lui aussi le béton et l’acier
Ses yeux verts rêvaient d’une douce immensité
Dans sa tête il pensait des musiques tristes
Et ses nuits trop calmes aussi étaient tristes

Sa ville et sa vie étaient sous la poussière
Il désespérait et rêvait de lumière
Pourtant le troubadour si triste souhaitait
Qu’un jour enfin son cœur d’amour puisse chanter
Ensoleillé par la tendresse d’une amie
Qui le comprendrait et serait pareille à lui

La poétesse rencontra le troubadour
Qui n’osait plus rêver d’une histoire d’amour
O prodige ô miracle toutes ses pensées
Ses désirs son idéal et tous ses souhaits
Se reflétaient vraiment en son nouvel ami
Enfin pour tous deux le soleil chassait la pluie

Les poèmes devinrent tendres doux et beaux
Le troubadour apporta la musique aux mots
Et décidant de chanter leurs airs en duo
Ils ne se quittèrent plus : tout était si beau
Ils unirent à jamais leurs corps et leurs cœurs
Ce fut un infini et éternel bonheur

Clementia
1988

Tu n’es pas seul

 

 Tu n’es pas seul  

 

Sur le chemin semé d’embûches
Avec ton lourd fardeau tu peines.
Tu marches jusqu’à perdre haleine ;
Parfois dans le noir tu trébuches.

Appelé par tant de chimères
Qui près de toi guettent ta chute,
Tu ne sais plus quel est ton but…
La vie te semble bien amère.

Le sens-tu, ce bruissement d’ailes
Qui passe là frôlant ta main ?
La vois-tu, la lueur si belle ?…
Tu n’es pas seul sur le chemin.

Dans les insomnies de tes nuits,
Lorsque tes soucis te réveillent
Alors que te fuit le sommeil…
Tu ne sais plus pour qui tu vis.

Agité par les cauchemars
Peuplant de tumultes tes songes
Et le désespoir qui te ronge…
Tu ne sais plus vers où tu pars.

Le sens-tu, ce bruissement d’ailes
Qui couvre de douceur ta vie ?
La vois-tu, la lueur si belle ?…
Tu n’es pas seul pendant la nuit.

Dans ta traversée du désert
Quand tous les amis t’ont lâché,
Que tu ne sais vers où marcher…
La vie te semble bien amère.

Dans l’enfer de ta solitude,
Lorsque tu as perdu la foi,
Tu ne crois même plus en toi
Et plonges dans la lassitude.

Le sens-tu, ce bruissement d’ailes
Qui reste là, tout près de toi ?
La vois-tu, la lueur si belle
Qui est là, protégeant ta voie ?

Lorsque ton avenir est noir,
Quand tes yeux se voilent de gris
Et que jamais tu ne souris
Car ta vie n’est que désespoir…

Fais un peu le silence en toi,
Ouvre ton âme, ouvre ton cœur
A l’amour du Maître Intérieur :
Ecoute la petite voix…

Laisse-toi couvrir de ses ailes,
Blottis-toi sous sa protection !
Tu n’es pas seul : depuis le ciel
Il t’offre ses bénédictions.

– Clementia –
22 février 2005